07/06/2026
Les Gens sans cœur et les Gens de cœur
La vie, cette passagère silencieuse qui ne s’att**de jamais,
m’a enseigné une vérité profonde :
il existe, parmi les hommes, deux grandes familles :
les gens sans cœur et les gens de cœur.
Les premiers marchent parmi nous,
mais semblent avoir perdu le chemin de l’humanité.
Leurs yeux regardent sans voir,
leurs oreilles entendent sans écouter,
et leurs mains prennent sans jamais donner.
Ils traversent l’existence
comme le vent brûlant qui dessèche les récoltes.
Jamais rassasiés, jamais reconnaissants,
ils accumulent sans mesure
et convoitent ce qui appartient aux autres.
L’orgueil leur sert de manteau,
la prétention de langage,
et l’ingratitude de compagne.
Ils blessent sans remords,
jugent sans comprendre,
et oublient que toute puissance terrestre
n’est qu’une ombre fugitive sous le soleil du temps.
Que dire davantage d’eux ?
La vie elle-même se charge, tôt ou t**d,
de leur rappeler la fragilité de leur grandeur.
Puis viennent les gens de cœur.
Ces êtres rares
dont la présence réchauffe les âmes fatiguées.
L’humanité habite leurs gestes,
la bienveillance éclaire leurs paroles,
et la compassion guide leurs pas.
Ils savent se mettre à la place d’autrui,
partager une peine,
essuyer une larme,
redonner espoir à celui qui vacille.
Ils admirent la beauté
et souhaitent qu’elle fleurisse même là où le monde ne voit que des épines.
Le pardon demeure sur leurs lèvres,
la tolérance dans leurs regards,
et l’amour dans leurs actions.
Ils ne cherchent pas à dominer,
mais à servir.
Ils ne cherchent pas à briller seuls,
mais à illuminer le chemin des autres.
Pour eux, aider n’est pas un devoir,
c’est une nature.
Ils portent les fardeaux des plus faibles
avec une force capable de déplacer les montagnes.
Leur richesse ne se mesure ni en argent ni en pouvoir,
mais en noblesse d’âme,
en sincérité de cœur,
et en bonté de caractère.
Ce sont des trésors que nul marché ne peut acheter,
des lumières que nul vent ne peut éteindre.
Leurs paroles épousent leurs actes,
et leur valeur dépasse tout ce que les chiffres peuvent compter.
Alors, tant que nos souffles habitent encore nos poitrines,
choisissons d’être parmi les gens de cœur.
Purifions nos âmes de la haine,
nos langues de la médisance,
et nos mains de l’injustice.
Car la mort, cette vérité que personne ne peut fuir,
nous rappelle chaque jour
que cette vie n’est qu’un passage,
un rendez-vous éphémère entre la naissance et l’éternité.
Semons donc le bien avant de partir,
offrons un sourire avant qu’il ne soit trop t**d,
et laissons derrière nous
non la trace de nos richesses,
mais l’empreinte de notre humanité.
Car au terme du voyage,
ce ne sont ni les biens ni les titres qui survivront,
mais les cœurs que nous aurons touchés
et le bien que nous aurons semé.
Abdel-Djelan