Maliens et Africains

Maliens et Africains l'objectif de cette page est d'informer

02/15/2026
02/15/2026
Communiqué de presse à l’occasion des 180 jours de détention de l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla MaïgaÀ l’occas...
02/14/2026

Communiqué de presse à l’occasion des 180 jours de détention de l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga

À l’occasion des six (06) mois de détention plus 08 jours de garde à vue de l’ancien Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, il importe de marquer un temps d’arrêt, non pour alimenter la polémique, mais pour saluer avec gravité et émotion une posture rare dans l’histoire politique récente de notre pays : celle de la résilience silencieuse, de la constance morale et du sens élevé de l’État, même dans l’épreuve la plus rude.

Six mois de privation de liberté n’ont ni entamé la dignité de l’homme ni affaibli la force du symbole. Au contraire, Choguel Kokalla Maïga incarne aujourd’hui, au-delà de sa personne, une certaine idée du Mali : un Mali debout, exigeant envers lui-même, attaché à la souveraineté nationale, à la cohésion sociale et à l’honneur de l’État. Là où beaucoup auraient choisi la rupture partisane et mesquine, l’invective ou l’appel au chaos, lui, il a opposé la retenue et la fidélité à la Nation, à la République, aux Forces armées maliennes « les Monè bô denw », comme il aime les appeler et au peuple souverain.

Cet hommage n’est ni un plaidoyer judiciaire, ni une tentative de réécriture des faits. Il est la reconnaissance d’une attitude. Car dans un contexte de fortes tensions politiques et sociales, la manière de traverser l’épreuve en dit souvent plus que les discours tenus dans le confort du pouvoir. En détention, Choguel Kokalla Maïga continue d’enseigner : il rappelle que le combat politique peut se mener sans renoncer à l’essentiel, sans sacrifier l’unité nationale sur l’autel des règlements de comptes.

À travers lui, c’est une leçon adressée à tous les Maliens. Une leçon de persévérance dans l’adversité, de foi dans le destin collectif, et de confiance dans la capacité du peuple malien à surmonter les épreuves historiques. Le Mali traverse une phase exigeante de son histoire. Les défis sécuritaires, économiques et institutionnels sont réels. Ils appellent à la lucidité, au courage et à la cohésion, non à la division ni à l’épuisement mutuel.

Le message est clair : quelles que soient les épreuves individuelles, pour Choguel, le Mali passe avant le sort de chacun. Aucune cause personnelle, aucune ambition, aucune revanche ne saurait primer sur la cause suprême de la nation. C’est là, une conviction profondément ancrée chez Choguel Kokalla Maïga, souvent résumée par cette maxime devenue ligne de conduite : « Le Mali d’abord. Le Mali toujours. »

Pour Choguel, même après 06 mois de détention, sans être présenté à un juge, en ce moment de recueillement et de réflexion, il est essentiel d’appeler tous les Maliens à tenir bon, à ne pas céder au découragement, ni aux manipulations, ni aux discours de haine. À persévérer dans la voie, certes difficile mais honorable, de la défense de la souveraineté nationale. À continuer de soutenir nos Forces de défense et de sécurité, qui demeurent le socle vivant de la République et le rempart de notre intégrité territoriale.

Pour Choguel, la résilience n’est pas la résignation, mais plutôt une force active, une une fidélité au temps long de l’Histoire. En ce sens, l’attitude de Choguel Kokalla Maïga résonne comme un appel à la maturité nationale. Que chacun reste à sa place, que nul ne se fasse passer pour plus grand que la nation, que personne ne confonde ses intérêts personnels avec ceux du Mali.

Six (06) mois de détention ont réveillé bien plus qu’un débat judiciaire : ces six mois ont ravivé une conscience, celle d’un peuple qui sait, au fond de lui-même, que les nations se construisent par l’endurance, le sacrifice et la loyauté. Le temps, l’autre nom de Dieu, fera son œuvre. La justice dira le droit. Mais l’essentiel demeure : le Mali avance, et il avancera toujours par-dessus les destins individuels, porté par celles et ceux qui, même dans l’ombre, refusent de renoncer à l’honneur et à la grandeur de la patrie.

En cette veille du mois sacré d’observation du carême chrétien et du Ramadan musulman, même sans être présenté à un juge, depuis six mois, pour statuer sur son affaire et dire la vérité aux Maliens, Choguel continue de croire en la Justice de son pays, et que justice lui sera rendue.

Bamako, le 14 février 2026

Équipe Com /PM Choguel

02/04/2026
01/20/2026

📝🇲🇱📔VOICI LE TOUT NOUVEAU LIVRE DE CHOGUEL (COMMUNIQUÉ DE PRESSE)

💥« LA RÉSISTANCE DES POPULATIONS MALIENNES DU NORD DE LA BOUCLE DU NIGER face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) »

Kidal a été reprise le 14 novembre 2023, libérée du joug des forces obscurantistes et séparatistes appuyées par le néocolonialisme français négrier et impénitent. Cette région venait ainsi d’être réintégrée dans le Mali. Renouant avec les traditions d’honneur et de bravoure de nos ancêtres, notre vaillante Armée Nationale venait de laver l’affront infligé à la Nation, les 24 janvier 2012, 30 mars 2012, le 6 avril 2012 et 17 mai 2014. Avec cette victoire hautement symbolique, la République venait de reconquérir l’intégrité de son territoire, de restaurer l’unité du peuple malien. Elle a inspiré à Choguel Kokalla Maïga et à Issiaka Ahmadou Singaré la production du livre « La Résistance des populations maliennes du nord de la Boucle du Niger face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) »
La Nation entière s’est réjouie de la victoire. Choguel Kokalla Maïga s’est fait l’écho de cet enthousiasme lors du meeting de la Clarification le 16 novembre 2024. Avant cette rencontre historique avec les Forces vives de la Nation, il avait déjà vu loin. En effet, il avait vu en cette victoire une occasion d’inciter à renouer le fil de l’histoire, de se prononcer sur la résistance opposée à l’invasion coloniale française par notre peuple dans le nord du notre pays.
Ici, s’impose une remarque, un rappel. Le 30 juin 1962, le Président Modibo Keïta annonce la création du franc malien. Le 1er juillet, comme pour s’inscrire dans la foulée de cet acte patriotique, à Bamako, à Katibougou et à Ségou, les populations ne déboulonnaient pas, mais renversaient les statues de Borgnis Desbordes, Frédéric Assomption et Louis Archinard. Dès l’avènement de la IIIè République, ces statues ont été retrouvées, restaurées et replacées sur des piédestaux.
L’entreprise des coauteurs du présent ouvrage se veut le contraire d’une telle démarche. Le Mali possède une histoire commune avec la France, certes. Mais cela ne doit pas mener à glorifier ceux qui ont été les bourreaux de notre peuple ; en particulier, quand il s’agit de Borgnis Desbordes et d’Archinard qui, à coups de canon, ont dévasté, des contrées entières du Woyowayanko (Bamako) au Kolikoli (Bandiagara). Les coauteurs ont tenu à l’exprimer dès la préface de leur étude.
Leur intention, à travers cette production, est triple ; contribuer à : combler un vide, renforcer l’esprit de réconciliation nationale, inciter à une réhabilitation de héros encore méconnus à ce jour.
Une histoire générale du Mali, qui soit nationale et républicaine, demande à être rédigée pour servir de guide dans le présent et dans le futur.
La concrétisation du projet a conduit à travailler en deux temps : la constitution de la documentation nécessaire au développement du sujet, la rédaction. La documentation a été fournie, en grande partie, par les écrits des colonisateurs : des explorateurs, des militaires, des administrateurs, des fonctionnaires du gouvernement français envoyés dans le Nord avec des missions précises. Cette documentation a été enrichie parce que des Maliens ont écrit ou nous ont dit. Les sources ont donc été aussi bien écrites qu’orales. Le développement du sujet a été réparti entre deux tomes.
Le premier tome est consacré à la présentation du pays et des hommes. Le pays en question est le nord de la Boucle du Niger : le Gourma malien, le Haoussa, de part et d’autre du fleuve Niger et, par-delà le Haoussa, le Sahara. Le paysage y est des plus diversifié, du sud vers le nord, de la savane au sahel et, du sahel, au désert du Sahara ; l’immense Sahara avec ses vallées et dépressions lacustres fossiles, ses ergs (dunes de sables) et ses hamadas (plateaux rocheux), ses regs (étendues rocheuses) et ses adrars : ses étendues de dunes de sable et ses plateaux rocheux, ses surfaces caillouteuses et ses massifs montagneux .
Les hommes qui, de nos jours, peuplent la région sont divers de teints, de traits, de coutumes. Mais, des temps les plus reculés à nos jours, ils se sont sentis solidaires les uns des autres, menant des activités complémentaires. Pour les commodités de leur administration, les envahisseurs français les ont regroupés en « sédentaires » et en « nomades ». Les nomades sont les populations leucodermes. Parmi eux se trouvent des mélanodermes, les Bellah dont l’histoire est indissociable de la leur.
Les envahisseurs les ont trouvés organisés en fractions, en tribus et en confédération de tribus. Deux grandes confédérations sont classées parmi les cinq grandes confédérations touarèg originelles, disséminées à travers le Sahara, du Hoggar (en Algérie) à l’Aïr (au Niger) en passant par le Tassili des Ajjer (en Lybie) et l’Adagh (au Mali). Elles sont celle des Kel Tademmekett, dans la région de Tombouctou et celle des Oulliminden plus au nord, dans l’Attaram, l’Azaouag et la Tamesna (dans la région de Gao et Menaka). Toutes les deux sont constituées de populations originaires de l’Adrar (ou Adagh). A côté d’elles, existe une troisième Confédération, celle des Iguelad.
La Confédération des Kel Tademmeket, une fois sur les bords du Niger, a mis fin à l’hégémonie des Arma avant de se disloquer au début du XIXè siècle. Avec cette dislocation, trois tribus nobles se sont distinguées des autres : celles des Irreguenaten, des Kel Temoulaït, des Tenguéréguif. A côté d’elles, évoluent, sur les bords du Niger, les Igouadaren et, vers Gao, les Tenguéréguédesch, deux tribus qui se veulent d’origine oulliminden. Toujours sur les bords du Niger, se sont établies les tribus constituant la Confédération des Iguelad. Ceux-ci présentent la particularité d’être yéménites d’origine. La tribu la plus importante, parmi elles, est celle des Kel Antassar.
Kel Tademmeket, Igouadaren, Tenguéréguédesch et Kel Antassar sont souvent présentés sous l’appellation « les Touareg du Fleuve ». A l’écart, dans ces régions que sont l’Azaouagh, la Tamesna, l’Ataram, évoluent les Oulliminden. Leur Confédération est la plus puissante des confédérations touarèg du Soudan français, leur autorité s’étendant de l’Adrar à l’Oudalan, de Gao à Saye.
Aux trois confédérations touarègues ci-dessus mentionnées s’ajoute une quatrième ; celle des Ifora (ou, Ifoghas). Les spécialistes du monde touareg ne la comptabilisent pas à cause des circonstances ayant prévalu à sa formation : elle doit son existence aux envahisseurs français qui, à travers sa constitution, ont cherché à contrebalancer, dans l’Adrar, l’hégémonie politique des Oulliminden et l’hégémonie religieuse des Kounta.
Ainsi, le 17 septembre 1907, le Colonel Philippe Laverdure signe la Convention de Bourem, qui stipule : « L’adrar des Ifoghas appartient aux Ifoghas et à ce qu’il plairait à la France d’y installer »
Deux groupements de tribus arabes cohabitent dans le nord de la Boucle du Niger avec les Touareg. Ils sont, dans l’Azaouad, ceux des Bérabiche originaires du pays de Chinguetti (Mauritanie) et, dispersés du Sahara au coude du Niger, ceux des Kounta de l’Est.
Le tome premier se clôt sur la situation d’ensemble de la région du XIXè siècle, c’est en 1893, à la veille de l’invasion coloniale française. Elle est caractérisée par des heurts entre différentes hégémonies, celles des Arma contre les Tenguéréguif, des Tenguéréguif contre les Peuls du Macina, des Peuls du Macina contre les Toucouleurs.
Le tome second développe également les différentes péripéties de la Résistance. Elle est d’abord celle des Touareg du Fleuve,et débute à Tombouctou, avec, à leur tête, Mohammed Ag Aouab des Tenguéréguif, Mokhammed Ali Ag Mokhammed Ahmed (Ingonna) des Kel Antassar, Ghali Ag Assalmi et Bekkaoui des Irreguenaten, Sarkaoui et Sakhib des Igouadaren, Madidou, Laouei et Firhoun des Oulliminden, Sidi Mohammed Ould Ali M’himmid et son fils Khalifa Ould Sidi Mohammed des Bérabiche, Abidine Al-Kounti et Sidi Ag Ballah-al-Kounti des Kountia
Le lieutenant de vaisseau Boiteux jette l’ancre dans le port de Korioumé. Aussitôt, Mohammed Ag Aouab appelle à la résistance contre les Ikoufar, les infidèles.
La mobilisation est générale avec, à la tête de leurs hommes : Mokhammed Ali Ag Mokhammed Ahmed (Ingonna), Ghali Ag Assalmi des Irreguenaten, Sarkaoui et Sakhib des Igouadaren. Les premiers martyrs sont : Ghaly Ag Assalimi tombé dès les premiers accrochages avec les envahisseurs, à la fleur de l’âge, Mohammed Ag Aouab, tombé lors du génocide perpétré contre les Tenguéréguif par le colonel Joffre, Ingonna, traitreusement assassiné. Cette phase s’achève en 1896.
Les Résistants ne baissent pas les bras. Différents commandants français de la région Nord se succèdent à Tombouctou ; tous des officiers supérieurs : Joffre, Ebener, Réjou, Brunet, Goldschoen, Klobb… Ils ont, en face d’eux, des combattants résolus à chasser les envahisseurs ou à mourir. La Résistance va se poursuivre jusqu’en 1916 avec : Zine Abidine-le-Dissident, Madidou, Laouei et Firhoun des Oulliminden appuyés par les Songhay, leurs hétane. Cette deuxième phase se termine avec le génocide d’Anderamboukane, le 16 mai et la mort de Firhoun, le 20 juin 1916.
Mais la Résistance se poursuit avec les Bérabiches et les Kounta, menée par Sidi Mohammed Ould Mohammed et son fils Khalifa Ould Sidi Mohammed, d’une part, l’irréductible Abidine-al-Kounti et Sidi Ag Ballah-al-Kounti, d’autre part. Elle prend fin en 1923 avec la capture et la déportation de Khalifa Ould Sidi Mohammed. Des révoltes, dont celle des Tormoz vont se succéder jusqu’en 1930.
Des victoires mémorables ont été remportées par les Résistants : Ourmeyrou (28 décembre 1893), Taqinbawt (ou Tacoubao) (15 janvier 1894), Rergho (18 juin 1897). Mais la Résistance échoue et son échec a plusieurs causes : archaïsme de son armement, tactique guerrière non adaptée, divergences de points de vue, dissidences au sein des tribus, trahisons. Pour plier sous son joug des populations agressées, la France coloniale n’a lésiné sur aucun moyen. Contre les Tenguéréguif et les Oulliminden, elle a perpétré les génocides d’In Awarwar et d’Andéramboukane. Contre les Kel Antassar, elle a commis le lâche assassinat d’Ingonna, tué dans le dos. Contre les Songhay, ce sont des actes d’une cruauté inouïe : les massacres de masse de Dundo Felé, les déportations, la décapitation en public et exposition de tête coupée, suivies de la profanation de dépouille mortelle.
Le livre est dédié à la jeunesse malienne. Par-delà la dédicace, il se veut un vibrant hommage à la vaillante Armée Nationale malienne qui, inspirée par le sens du sacrifice consenti par les Résistants, mène la bataille pour que soit effective la Refondation.
Le livre est à lire également comme preuve de l’unité historique du peuple malien. Les actes de bravoure des Résistants du nord de la Boucle du Niger sont à concevoir comme la suite des actes de bravoure de tous ces héros qui, de Sabouciré à Anderamboucane, en passant par Bandiagara, n’ont pas hésité à consentir le sacrifice ultime ; l’unique idéal étant de préserver à la Patrie sa souveraineté, son honneur et sa dignité.
A la phase actuelle de notre évolution, s’imposent la réconciliation entre toutes les communautés constituant la nation malienne, le renforcement du patriotisme, la fierté d’être Malienne, Malien ; d’où le vœu : que la lecture de « La Résistance des populations maliennes du nord de la Boucle du Niger face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) » aide à contribuer à cette réconciliation et à ce renforcement.

Pour les auteurs,

Bamako, le 19 janvier 2026

Communiqué de presse Lancement virtuel du livre de Choguel Kokalla Maïga et d’Issiaka Ahmadou Singaré, ce lundi, 19 janv...
01/19/2026

Communiqué de presse

Lancement virtuel du livre de Choguel Kokalla Maïga et d’Issiaka Ahmadou Singaré, ce lundi, 19 janvier 2026

« La Résistance des populations maliennes du nord de la Boucle du Niger face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) »

La semaine du mercredi 14 janvier au mardi 20 janvier contient deux dates hautement symboliques. Le 20 janvier 1961, le Président Modibo Keïta invitait la France à évacuer les bases militaires qu’elles continuaient d’occuper sur notre territoire. Le 14 janvier 2022, notre peuple, debout sur le boulevard de l’Indépendance, signifiait à la CEDEAO qu’une ère, celle de la soumission au diktat de l’Étranger, était révolue.

Choguel Kokalla Maïga et Issiaka Ahmadou Singaré ont choisi cette semaine pour apporter leur contribution à la commémoration des deux événements. Après Les Rébellions au nord du Mali, des origines à nos jours (2018), ils reviennent vers les lecteurs avec un nouveau titre : « « La Résistance des populations maliennes du nord de la Boucle du Niger face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) ».

Le livre leur a été inspiré par la prise de Kidal, le 14 novembre 2023, dès la réintégration de cette région dans la République. Il est dédié à la jeunesse malienne afin qu’elle se souvienne et tienne allumé le flambeau de la Résistance car celle- ci se poursuit par-delà l’indépendance proclamée, le 22 septembre 1960. Il se veut également un vibrant hommage à notre vaillante Armée Nationale. Renouant avec les traditions d’honneur et de dignité de nos ancêtres, elle a réussi la libération d’une partie du territoire national, lavant l’affront infligé par des séparatistes en janvier 2012, mars 2012 et en mai 2014. Enfin, il se veut une contribution à la réconciliation entre toutes les composantes de la nation malienne et au renforcement du patriotisme et de l’unité nationale.

Le livre : « La Résistance des populations maliennes du nord de la Boucle du Niger face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) » se présente en deux tomes.

Le premier tome est consacré à la présentation du cadre et des hommes qui le peuplent. La description fait se succéder, du sud vers le nord, trois régions bien distinctes : de part et d’autre du fleuve Niger, le Gourma malien et le Haoussa et, par-delà le Haoussa, le Sahara. L’on y évolue donc de la savane herbacée au sahel, du sahel au désert. Le désert est loin d’être ce que l’on pourrait en imaginer : une vaste étendue de sable. Il présente des paysages les plus contrastés, conséquence du desséchement d’une vaste mer intérieure, suivie d’une succession de changements climatiques. Ainsi, à côté des dépressions lagunaires comme celle de Taoudéni et des vallées fossiles de l’Azaouad, de l’Azaouak et du Tilemsi, se rencontrent les paysages typiques du Sahara : les ergs (dunes de sable) et les hamadas (plateaux rocheux), les regs (étendues rocheuses) et les adrars (montagnes).

En ce qui concerne le peuplement, deux périodes sont à distinguer. La première, la plus longue, s’étend du nilotique au début de la désertification. Les vestiges trouvés attestent de la présence des hommes menant des activités diverses en divers endroits. Ils ont été désignés par l’appellation « les hommes des premiers âges ». Leur existence a permis de formuler une hypothèse : les actuels Bellah, les Touareg noirs, ne seraient-ils pas les descendants de ces derniers, descendants que des Berbères descendus du nord auraient trouvé sur place et avec qui ils auraient scellé un pacte : vous nous protégez, nous travaillons pour vous ?

« Les hommes des premiers âges » ont disparu. Leur ont succédé, les populations actuelles. Elles sont arrivées sur les lieux par trois voies de pénétration. Les Touareg migrent du nord vers le sud et s’établissent dans l’Adagh. Les Songhay, remontant le cours du Niger, viennent s’établir à la même période, à Koukya avant d’évoluer vers Gao. Enfin, depuis le « pays de Chinguetti », actuelle Mauritanie, les Bérabiche viennent occuper l’Azaouad et les Kounta de l’Est essaiment de l’Azaouad vers Tombouctou, de Tombouctou à travers tout le Sahel.

Au XVIè siècle, l’empire songhay s’effondre. Différentes hégémonies vont se manifester à la suite de cet effondrement : celles des Arma, des Touareg, des Macinanké et, enfin, celle des Toucouleurs. A leur arrivée sur les lieux, les envahisseurs français trouvent les « sédentaires » tributaires des « nomades ». Touareg et Arabes sont organisés au sein de fractions, de tribus et de confédérations de tribus. Trois confédérations de tribus touareg ont existé au Mali avant l’invasion coloniale ; celles des Kel Tademekket, la plus ancienne, des Oulliminden, la plus puissante, des Iguelad, la plus récente. Les deux tribus arabes sont celles des Bérabiche et des Kounta.

Dans le second tome sont relatées les différentes péripéties d’une Résistance qui s’étend de 1893 à 1923, avec ses succès et ses revers. Au nombre des succès, les victoires remportées à Ourmeyrou (28 décembre 1893), Taqinbawt, ou Tacoubao (15 janvier 1894), Rergho (18 juin 1897).
Les héros de la Résistance sont : Mohammed Ag Aouab et son cousin Chebboun Ag Fondogomo des Tenguéréguif, Mokhammed Ali Ag Mokhammed Ahmed (Ingonna) des Kel Antassar, Ghali Ag Assalmi et Bekkaoui des Irreguenaten, Sarkaoui et Sakhib des Igouadaren, Madidou, Laouei et Firhoun des Oulliminden, Sidi Mohammed Ould M’himmid et son fils Khalifa Ould Sidi Mohammed des Bérabiche, Abidine-al-Kounti et Sidi Ag Ballah-al-Kounti des Kounta.
La Résistance des Oulliminden s’est accompagnée de celle des Songhay avec des noms comme : Arboncana et son fils Dalo, Goumbo Doundo, de Fafa, Douma Kira Mahamane de Tannal , le gourma de Tabango.

La Résistance n’a pas atteint ses objectifs pour diverses raisons : archaïsme de son armement, tactique guerrière non adaptée, dissidences au sein des tribus, divergences de points de vue entre les Résistants, trahisons. Mais elle doit continuer de nous inspirer.
Ce lundi, 19 janvier 2026, veille de la fête nationale de l’Armée malienne, consacre le lancement officiel du livre en (02) deux tomes : Le livre : « La Résistance des populations maliennes du nord de la Boucle du Niger face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) »


Bamako, le 19 janvier 2026
Pour les auteurs

Contact pour la presse :
Prof Issiaka Ahmadou Singaré : 66716118
Abdoulaye Koné : 76362564


Prix des (02) deux tomes : 15 000 FCA


1

Address

New York, NY
10467

Website

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Maliens et Africains posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Share